« Sans l’espérance, tu ne trouveras pas l’inespéré »
Héraclite
Le mal-être de nos hospitaliers de l’urgence, que j’ai déjà évoqué, n’est pas uniquement en relation avec une surcharge de travail, Le mal-être de nos hospitalier de l'urgence, que j'ai déjà évoqué, n'est pas uniquement en relation avec une surcharge de travail, patente, réelle, mais à laquelle ils savent faire front. Ce qui les désespère est plutôt le fonctionnement désincarné de la machine hospitalière. En d’autres temps, d’aucuns auraient parlé, à ce sujet, de mammouth quelque peu trop gras. Débordés par l’afflux des malades, les soignants doivent s’astreindre, au détriment du temps qu’ils devraient passer à faire de la médecine, et à l’initiative de certains hostiles jaloux de notre proximité d’avec les patients, à de multiples réunions, remises en cause, directives, parfois justifiées, mais toujours vécues comme des contraintes chronophages.