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Le moniteur national des premiers secours est né de l’ensemble réglementaire qui a réorganisé l’enseignement des Premiers Secours en France à compter du 30 août 1991, et en particulier du décret 92-514 du 12 juin 1992.

Les 252 400 sapeurs-pompiers français ont de multiples composantes : volontaires, professionnels, militaires et volontaires civils. Les membres du service de santé et de secours médical (SSSM) sont au nombre de 10 890. En 2006, les sapeurs-pompiers ont effectué plus de 3 800 000 interventions, soit une toutes les 8,2 secondes. Plus de 64% (2 459 200) ont concerné directement le secours à victimes.

LE CODE GÉNÉRAL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES en confiant au Maire (art. L 2212-2-6°) ou au Préfet (art. L 2215-1), par des pouvoirs de police administrative : "le soin de prévenir (...) et faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux (...) de pourvoir d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours...

Nombreux sont ceux qui pensent que ces gestes nécessitent un apprentissage long et complexe. Pourtant, les gestes qui sauvent ne sont pas plus compliqués que de téléphoner pour alerter, appuyer avec la main pour permettre à un cœur de fonctionner artificiellement, arrêter une hémorragie, désobstruer les voies aériennes d’une victime, rouler au sol une victime...

Passer près d’une personne visiblement en péril sans réagir ne constitue pas seulement un manquement à un devoir moral, mais une infraction pénale punie de 5 ans d’emprisonnement et de 500.000 francs d’amende.

Le secourisme ne bénéficie pas aujourd’hui en France du niveau d’intérêt qu’il mérite de la part du monde médical. Il est mal connu ou ignoré des étudiants en médecine pour qui son enseignement n’est pas encore systématique. Il est peu pratiqué par les médecins de ville qui ne connaissent que trop rarement ses techniques.

Les recommandations 2005 de l’ILCOR mettent l’accent sur l’importance du massage cardiaque externe (MCE) en première intention et sur la limitation des périodes d’interruption des compressions thoraciques pendant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) (1).

L’ILCOR (International Liaison Committee on Resuscitation) existe depuis 1993. Sa mission est d’analyser les évidences de sciences concernant la réanimation cardio-pulmonaire et de proposer tous les cinq ans un consensus international des recommandations thérapeutiques.