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Lifepak 12®
Défibrillateur moniteur multiparamétrique destiné à la médecine d’urgence
Le Lifepak 12 est un appareil extrêmement complet qui reste cependant compact.
De la surveillance au traitement
Présentation
Sur la face avant : un écran de grande dimensions (140,8 mm x 105,6
mm), les différentes commandes, le déroulement de l’ECG (en 3 pistes), et les fiches de
branchement aux cables de mesure.
Sur le dessus : les palettes pour défibrillation.
A l’arrière : les batteries.
Une poignée est intégrée au bloc.
Poids : 7, 4 kg en ordre de marche.
Caractéristiques techniques
Source d’énergie : deux batteries nickel-cadmium, ou adaptateur d’alimentation
externe.
Fonctions moniteur :
ECG : un câble à 10 brins permet de surveiller et
enregistrer les 12 dérivations classiques. Un câble 3 brins permet la surveillance des dérivations
D I, D II, et D III. Les palettes de défibrillation peuvent être utilisées pour obtenir
un tracé. Un symbole clignote à chaque détection de QRS, et la valeur du rythme cardiaque
s’affiche. Cet appareil propose des hypothèses de diagnostic par une analyse du tracé informatisée.
La détection d’évènements critiques est signalée, et gardée en mémoire
pour une analyse ultérieure.
SpO2 : la mesure se fait par l’intermédiaire de capteurs Nellcor.
Fonction défibrillateur :
Le Lifepak 12 peut être utilisé en mode manuel, avec réglage de l’énergie délivrée
de 2 à 360 Joules, mais aussi en mode semi-automatique, ce qui est d’un intérêt majeur en l’absence
de médecin avec l’équipe de premier secours. La configuration peut se régler selon deux types
de séquences, 200/200/360 ou 200/300/360 Joules. Le temps de charge est de l’ordre de 10 secondes. La forme
de l’onde de décharge du condensateur est sinusoïdale monophasique.
Fonction stimulateur :
La stimulation, synchrone ou asynchrone, est conduite soit par des électrodes à usage unique, soit
par les palettes de défibrillation. Elle se règle de 40 à 170 bpm.
Utilisation
La disposition des commandes est logique et fonctionnelle. La mise en route et l’acquisition
des différentes possibilités sont rapidement assimilées, et l’utilisation du Lifepack 12 devient
rapidement un plaisir. Le sélecteur de commande permet de naviguer sans problème dans toutes les
options. Il est possible d’imprimer : les coordonnées du patients, les traitements apportés,
et les différentes séquences de la prise en charge. L’écran est particulièrement confortable
dans ses différentes teintes de gris. La qualité du tracé papier est équivalent à
celle d’un appareil fixe, et permet une très bonne lecture.
Bien sûr un appareil moderne ne saurait se concevoir sans la possibilité de transmettre à distance
les données. Différentes possibilités sont offertes, à partir du connecteur système
ou d’un Modem PC.
Physio-Control n’a volontairement pas intégré de prise tensionnelle dans le monitorage. C’est une
option que nous trouvons logique, cette mesure peut se faire de façon manuelle et ses anomalies n’ont pas
d’incidence vitale immédiate comme un trouble du rythme ou une désaturation. Intégrer un module
"tension" a l’inconvénient d’alourdir l’appareil (et son prix), de le rendre
moins "mobile", et d’en restreindre l’autonomie.
J’avais pu, l’été dernier, apprécier, chez Physio-Control à Seattle, la technicité
développée au niveau des prototypes du "12". L’appareil définitif
répond bien à sa philosophie de départ : être un outil de diagnostic et de traitement
mobile et performant.
La Rédaction
PS : Les fonctions PNI et CO2 seront disponibles en 1999.
Renseignements :
Physio-Control - 65, rue de Bercy - 75012 Paris
Tél. : 01 44 74 38 00 - Fax. : 01 44 74 99 22