Lionel STEMPFEL, Daniel MEYRAN, Alexis CAMPILLO

Complications précoces de l’infarctus du myocarde

Justifiant une prise en charge médicale préhospitalière

L’infarctus du myocarde est une urgence cardiologique fréquente (200.000 cas annuels en France). Sa prise en charge précoce est indispensable pour mettre en route un traitement rapide visant à limiter la nécrose et faire face aux complications mettant en jeux le pronostic vital.

Les quatre principaux tableaux des complications de l’Infarctus Du Myocarde (IDM) à la phase aiguë sont : les troubles du rythme, les états de choc, l’insuffisance respiratoire à type d’œdème aiguë du poumon, l’insuffisance cardiaque droite. Ils sont tous d’installation rapide, avec peu de prodromes, et ont un pronostic péjoratif à court terme. Devant une telle situation, une surveillance continue du patient est indispensable à la phase préhospitalière. La prise en charge et le transport ne se consoivent dès lors qu’avec l’aide d’un médecin urgentiste apte à diagnostiquer et à traiter rapidement de telles situations.
La surveillance comportera, un suivi permanent de la Fréquence Cardiaque (FC) sous scope ainsi qu’une prise régulière des constantes vitales (pouls, tension, fréquence ventilatoire, état de conscience), et le traitement classique devra être instauré le plus rapidement possible :
Aspirine IV : 250 mg.
Trinitrine à la seringue électrique : 1 à 3 mg/h si TA > 100 mmHg, en l’absence de contre indication.
Thrombolyse si indication.

PROBLEMES RYTHMIQUES ET TROUBLES CONDUCTIFS

De part leur fréquence, leur gravité et leur survenue dans les premières heures de l’IDM, les troubles du rythme restent la préoccupation première au décours de la prise en charge et du transport de ce type de patient. Souvent présents, toujours impromptus, ils sont responsables de décès précoces. Traités, ils ne changent le plus souvent pas le pronostic à long terme de la maladie, il est donc impératif de les reconnaître rapidement afin de donner toutes ses chances au patient. Il faut insister aussi sur le fait que tout trouble du rythme ayant une action délétère sur le plan hémodynamique aggrave considérablement la situation par hypoperfusion coronaire.

TROUBLES DU RYTHME VENTRICULAIRES :
Ils sont extrêmement fréquents (plus de 80% des IDM), et leur survenue n’est pas corrélée à l’importance de l’infarctus.
Extrasystoles ventriculaires menacantes :
Elles sont en général bien tolérées, mais peuvent être annonciatrices d’une Tachycardie Ventriculaire (TV) ou d’une Fibrillation Ventriculaire (FV). Les extrasystoles ventriculaires sont très communes, même chez des patients qui ne vont pas faire de FV, et 40 à 80% des FV ne sont pas précédées d’extrasystoles ventriculaires. Néanmoins, elles traduisent une hétérogénéité électrique au sein du myocarde ventriculaire dont il faut se méfier.
Description :
Complexes QRS isolés ou multiples, larges, hauts, déformés, monomorphes ou non.
Ondes P quelquefois englobées dans le QRS anormal, mais peuvent le précéder ou le suivre.
Segment ST court ou inexistant.
Onde T grande et en sens inverse de l’onde R.
Le risque de FV est d’autant plus élevé que les extrasystoles ventriculaires sont :
Nombreuses (fréquence > 5 par minute), polymorphes.
Répétitives, en doublets ou en triplets, voire en salve.
Précoces (proches de l’onde T), avec un phénomène RT, avec présence d’un QT long.
Dans ces cas d’extrasystoles ventriculaires complexes, un traitement doit être instauré au plus tôt.
Traitement :
Lidocaïne (Xylocard®) : 1 à 1,5 mg/kg (sans dépasser 100 mg à la minute) en IV. Puis relais par 1,5 à 2,5 g/24h à la seringue électrique (soit environ 100 mg/h). Ou Sulfate de Magnésium : 3 ampoules dans 250 cc de g 5% en 30 minutes.
Tachycardie Ventriculaire :
C’est un événement majeur, car il précède souvent la FV. Les épisodes de TV peuvent être brefs (< 30 secondes), ou soutenus (> 30 secondes). Mais, dans le premier cas, ils sont souvent polymorphes et à haut risque de dégradation en FV, dans le second cas, ils ont un retentissement hémody-namique. Dans ce contexte, ils doivent impérativement être interrompus.
Description :
C’est la succession d’au moins 3 extrasystoles ventriculaires à une fréquence supérieure à 100 par minute (jusqu’à 250 battements par minute).
Fréquence comprise entre 100 et 250 par minute.
Tachycardie régulière à complexes larges.
Dissociation auriculo-ventriculaire.
Complexes de capture et de fusion.
Traitement :
Toute tachycardie ventriculaire mal tolérée doit être choquée.
Protocole de choc électrique externe.
Commençer par de faibles énergies (50 Joules), en augmentant si échec, avec brève sédation (Hypnovel® 0,05 mg/kg) si le patient est conscient. Après le choc, Lidocaïne (Xylocard®) 1 mg/kg (sans dépasser 100 mg à la minute) en IV. Puis relais par 20 mg/kg/24 h à la seringue électrique. Ou Amiodarone (Cordarone®) 5 mg/kg en IVL de 5 minutes. Ou Disopyramide 1,5 mg/kg en 3 minutes.
Si la TV est correctement tolérée :
Traitement préventif. Lidocaïne (Xylocard®) : 1 mg/kg (sans dépasser 100 mg à la minute) en IV. Puis relais par 20 mg/kg/24 h à la seringue électrique. Ou, Amiodarone (Cordarone®) 300 mg en 30 minutes. Puis relais par 600 à 900 mg/24 h à la seringue électrique.
Fibrillation ventriculaire :
La FV est responsable de la plupart des morts subites à la phase préhospitalière des IDM. En moyenne, 10% des patients présentent une FV à ce stade, avec une mortalité voisine de 50%. Le risque le plus élevé se situe dans les 6 premières heures.
Description :
Successions d’ondes amples et anarchiques.
Amplitudes variables.
FV à grandes et petites mailles (ondulation de la ligne de base).
Se dégrade en tracé isoélectrique.
Traitement :
C’est une urgence absolue.
D’emblée : Coup de poing sternal. A renouveler jusqu’à : Choc électrique externe. 200 Joules à renouveler éventuellement, 200, 300 puis 360 Joules.
Rythme idioventriculaire acceléré :
Il existe la plupart du temps dans les 12 premières heures et apparaît le plus souvent après une diastole longue du fait d’un ralentissement du rythme sinusal. Il disparaît quand le rythme sinusal réaccélère à une fréquence supérieure au seuil habituel. Il se voit dans les IDM antérieurs, surtout après fibrinolyse (trouble du rythme de reperfusion).
Description :
C’est un rythme ectopique d’origine ventriculaire dont la fréquence est intermédiaire entre celle des rythmes d’échappement ventriculaires et celle des tachycardies ventriculaires.
Rythme ventriculaire (QRS larges), avec aspect de "TV lente".
Dissocié des ondes P.
Fréquence comprise entre 55 et 110 par minute.
En règle :
Hémodynamiquement bien toléré, spontanément régressif, ne dégénère pas en FV.
Traitement :
Si mal toléré :
Il suffit pour le réduire, d’accélérer de façon prudente le rythme auriculaire par Sulfate d’Atropine (Atropine®) 0,5 mg en sous-cutané (RIVA développé sur un fond de bradycardie sinusale). Ou si présence associée d’extrasystoles ventriculaires menaçantes : Lidocaïne (Xylocard®) 1 à 1,5 mg/kg (sans dépasser 100 mg à la minute) en IV. Puis relais par 1,5 à 2,5 g/24h à la seringue électrique.
Si correctement toléré : Abstention thérapeutique.

TROUBLES DU RYTHME AURICULAIRES :
Ils peuvent témoigner d’une extension de la nécrose à l’oreillette ou d’une réaction péricardique. La persistance d’une tachycardie sinusale doit faire craindre une défaillance ventriculaire gauche ou une hypovolémie. Les troubles du rythme rapides augmentent la consommation d’oxygène par le myocarde. Ils peuvent s’accompagner d’une mauvaise tolérance hémodynamique ou d’un rythme ventriculaire rapide, dans ces deux cas, ils doivent être traités.
Bradycardies sinusales :
Ces bradycardies peuvent entraîner :
Une diminution du débit cardiaque si il n’y a pas augmentation compensatrice du volume d’éjection.
Une extension de la nécrose par diminution de la perfusion coronaire.
Une perte de la séquence atrio-ventriculaire normale par rythme d’échappement jonctionnel ou dissociation par interférence.
Une augmentation de l’hétérogénéité des périodes réfractaires au niveau ventriculaire avec risque de FV.
Description :
Bradycardie régulière.
Fréquence inférieure à 50 battements par minute.
Complexes QRS normaux.
Ondes P normales.
Bradycardies sinusales d’origine vagale :
Atteignent 10 à 30% des IDM. C’est une manifestation du réflexe de Bezold-Jarish médié par le vague. La position anatomique des récepteurs et des afférents vagaux (paroi postéro-inférieure du ventricule gauche, région du sinus coronaire et du nœud atrio-ventriculaire), explique la plus grande fréquence d’hypertonie parasympathique dans les atteintes de la coronaire droite.
Ils sont souvent accompagnés de : Lipothymie, syncope, nausées, hypotension artérielle.
Traitement :
Si mal supporté :
Sulfate d’Atropine (Atropine®) 0,5 mg en IVL. Renouvelable 1 ou 2 fois en cas d’échec, (sans dépasser la dose totale de 2,5 mg).
Puis, si besoin, 0,5 mg en sous-cutané toutes les 4 à 6 h (sans dépasser 5 mg/24 h).
Si bien toléré : Abstention thérapeutique.
Bradycardies sinusales par atteinte du nœud sinusal :
D’apparition tardive (> à 6 heures), elles sont souvent associés à d’autres troubles du rythme auriculaire (flutter, fibrillation auriculaire, pauses, bloc sino-auriculaire). Elles ne répondent pas, en général, à l’Atropine.
Traitement :
Si symptomatique : Entraînement éléctrosystolique. Surtout si les troubles du rythme associés nécessitent digitaliques ou antiarythmiques.
Tachycardie sinusale :
Description :
Ondes P normales précédant chaque QRS.
Fréquence de 100 à 180 battements par minute.
Intervalle PR normal.
Son apparition doit faire évoquer en premier lieu :
Une complication mécanique.
Une hypovolémie.
Une péricardite.
Traitement : Manœuvres vagales. Amiodarone (Cordarone®) 5mg/kg en IV lent.
Tachycardies atriales non sinusales :
Fibrillation auriculaire.
Description : Absence d’onde P. Fréquence supérieure à 100 par minute. Espace RR irréguliers. Complexes QRS normaux. Onde de fibrillation (aspect en trémulation)
Tachysystolie auriculaire.
Description : Fréquences des ondes P de 130 à 250 par minute. Retour à la ligne isoélectrique après les ondes P. Complexes QRS démultipliés par bloc atrio-ventriculaire fonctionnel 2/1 ou 3/1.
Flutter auriculaire.
Description : Tachycardie auriculaire. Fréquence de 250 à 350 battements par minute. Aspect en "toit d’usine" ou en "dent de scie". Absence de retour à la ligne isoélectrique entre le dents de scie. Bien individualisé en D2, D3, aVF ou V6.
Traitement : Deslanoside (Cedilanide®) 0,4 mg en IVD. Ou, Amiodarone (Cordarone®) 5mg/kg en IV lent. Relais par 150 mg/6 h à la seringue électrique. Ou, Esmolol (Brevibloc®) 0,5 mg/kg IV lent. Relais par 0,05 à 0,2 mg/kg/mn à la seringue électrique. Si besoin, choc électrique externe 50 à 100 Joules, 200 Joules si FA.

TROUBLES CONDUCTIFS :
Ils sont généralement dus aux phénomènes inflammatoires qui accompagnent la nécrose. Ils régressent en 10 à 20 jours. Le pronostic est différent selon qu’ils compliquent un infarctus antérieur ou un infarctus postérieur. Dans tous les cas, les médicaments susceptibles de les aggraver (Bêtabloquants, traitements antiarythmiques...) doivent être interrompus ou éventuellement poursuivis sous couvert d’un entraînement électrosystolique temporaire, lorsqu’ils sont indispensables (hyperexitabilité auriculaire et/ou ventriculaire associée aux troubles conductifs).
Si infarctus inférieur, postéro-basal ou ventriculaire droit :
Le mécanisme est le plus souvent vagal (accompagné du cortège de signes cliniques habituels), mais il peut être également nécrotique.
Traitement :
Si présence d’un BAV, même complet, bien toléré, le rythme d’échappement jonctionnel étant stable et relativement rapide (>50 par minute) : Abstention thérapeutique.
Si bradycardie franche (<50/minute) et simple malaise vagal : Surélévation des membres inférieurs. Sulfate d’Atropine (Atropine®) 0,5 à 1 mg IVL, renouvelable 1 ou 2 fois en cas d’échec (sans dépasser la dose totale de 2,5 mg). Puis si besoin 0,5 mg en sous-cutané toutes les 4 à 6 h (sans dépasser 5 mg/24 h).
En l’absence de contre-indication (glaucome à angle fermé).
En cas d’inefficacité, on suspectera un bloc auriculo-ventriculaire.
Si bradycardie résistante à l’atropine (FC < 50 minute).
Si bradycardie symptomatique (lipothymie, syncope, d’autant plus que le sujet est âgé).
Si bradycardie inadaptée au bas débit cardiaque (en particulier en cas d’infarctus du ventricule droit).
Si bradycardie associée à une hyperexitabilité ventriculaire nécessitant un traitement anti-arythmique : Entrainement électrosystolique temporaire.
Si infarctus septal ou antérieur étendu :
La survenue d’un bloc auriculo-ventriculaire dans ce contexte, témoigne toujours d’un bloc de branche bilatéral ou d’un bloc de branche trifasciculaire. Dans ce contexte, les lésions anatomiques sont le plus souvent très étendues.
Traitement : Entrainement électro-systolique externe à titre curatif.
En attente de la pose de celui-ci : Isoprenaline (Isuprel®) 5 ampoules dans 250 ml de Glucosé 5%. Débit à adapter pour obtenir la fréquence voulue.
L’administration d’Isuprel est déconseillée en l’absence d’enregistrement électrocardiographique, en raison des ses effets arythmogènes. A domicile, seules des syncopes répétées justifient son utilisation.
On prescrira soit des glossettes dosées à 10 mg, soit une perfusion IV de 5 ampoules de 0,2 mg diluée dans 250 ml de Glucosé isotonique dont le débit sera tel qu’il maintienne le pouls entre 60 et 70 battements par minutes.
Attention : L’alternance d’un bloc de branche gauche et d’un bloc de branche droit ou, un bloc de branche droit associé à un hémibloc antérieur ou postérieur gauche. Plus ou moins, un bloc de branche gauche seul. Doivent indiquer la pose d’un : Entrainement électrosystolique à titre préventif.

COMPLICATIONS HÉMODYNAMIQUES

Les complications hémodynamiques de l’IDM en préhospitalier posent un tout autre problème que les troubles du rythme. En effet, leur apparition est le plus souvent le reflet d’une atteinte myocardique très étendue et/ou d’une complication mécanique grave, au delà des possibilités thérapeutiques de l’urgence préhospitalière.
La prise en charge de ces patients devra donc être un compromis entre une thérapie salvatrice souvent lourde et consommatrice de temps et un transport rapide vers un centre cardiologique médico-chirurgical. Le choc est assez facile à traiter lorsqu’il a pour cause une hypovolémie. Un remplissage par des solutés macromoléculaires est le plus souvent suffisant, mais il est de très mauvais pronostic (80% de mortalité), lorsqu’il est cardiogénique. On fait alors appel aux vasodilatateurs et aux amines pressives (bien que le myocarde nécrosé leur soit insensible, et que le myocarde sain travaille déjà à son maximum de contractilité).
La thrombolyse, dans ce cas semble efficace (Brown, O’Neil).

ÉTATS DE CHOC :
Description : Tachycardie, chute de la TA avec pincement de la différentielle. Veines périphériques collabées, jugulaires plates. Pâleur, décoloration conjonctivale, froideur des extrémités, marbrures. Oligoanurie. Sueurs, polypnée, troubles de la conscience.
Etiologies :
Hypovolémie (déshydratation due aux diurétiques, aux vomissements; complication hémorragique du traitement thrombolytique). Nécrose supérieure à 30% de la masse du ventricule gauche (infarctus étendu ou récidive).
Traitement :
Arrêt des dérivés nitrés (sauf si PA > 100 mmHg). Surrélévation des membres inférieurs. Remplissage vasculaire prudent: par macro-molécules : Gélatine Fluide Modifiée (Plasmion®) 250 à 500 cc en 15 à 30 minutes.
Oxygène à forte dose.
Si le choc persévère, Dobutamine (Dobutrex®) 2 à 15 µg/kg/mn. + Dopamine (Dopamine Pierre Fabre®) : 2,5 à 15 µg/kg/mn. + Poursuite du remplissage vasculaire : par macro-molécules : Gelatine Fluide Modifiée (Plasmion®) 250 à 500 cc en 30 minutes. + Intubation et ventilation mécanique si besoin.

TABLEAU D’OEDÈME AIGUE DU POUMON :
Etiologies :
Insuffisance cardiaque gauche. Insuffisance mitrale aigue par rupture de pilier ou dysfonctionnement de pilier. Rupture septale.
Description :
Tableau d’OAP massif et brutal (dyspnée intense, cyanose, sueurs, crépitants à l’auscultation, troubles de la conscience).
Souffle holosystolique de pointe irradiant dans l’aisselle d’apparition brutale.
Traitement :
Oxygène à forte dose. Furosémide (Lasilix®) 0,5 à 1 mg/kg IVD.
Relais par :
Trinitrine (Lénitral®) 1 à 3 mg/h à la seringue électrique (diurétiques, inotropes, vaso-dilatateurs...). Si PAS < 120 mmHg ou échec de la Trinitrine, intubation et ventilation mécanique et diminution des doses de diurétiques et de vasodilatateurs, car risque de choc hypovolémique.

INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE :
Etiologies :
Infarctus du ventricule droit (30% des IDM inférieurs). Rupture septale.
Description :
Distention jugulaire, reflux hépato-jugulaire, hépatomégalie.
Oligurie, hypotension artérielle.
Traitement :
Prévention du bas débit : Arrêt des vaso dilatateurs (dérivés nitrés). Arrêt des diurétiques éventuels.
Traitement du bas débit : Remplissage vasculaire prudent: par macro-molécules : Gelatine Fluide Modifiée (Plasmion®) 250 à 500 cc en 30 minutes. A répéter si besoin (objectifs: POD entre 10 et 15 mmHg et PCP entre 15 et18 mmHg).
Dobutamine (Dobutrex®) 5 à 20 mg/kg/mn à la seringue électrique. + Dopamine (Dopamine Pierre Fabre®) 3 à 5 mg/kg/mn à la seringue électrique.
Correction d’une bradycardie inadaptée : Entraînement électrosystolique temporaire.

CONCLUSION

La prévention et le traitement des IDM n’ont cessé de progresser. A la phase préhospitalière, c’est la prise en charge des complications précoces et la surveillance du patient jusqu’à son arrivé à l’hôpital qui ont permis une baisse de la mortalité notable.

 

Aspirant Médecin Lionel STEMPFEL
Médecin Adjoint Daniel MEYRAN
Médecin Chef Alexis CAMPILLO

Bataillon des Marins Pompiers de Marseille