Eric TORRES - Vincent VEAU-AYMES
Prise en charge médicale et technique
du polytraumatisé incarcéré
L'extraction du polytraumatisé incarcéré doit recourir
à un ensemble de manœuvres de force désignées par le terme général de «
désincarcération ». Sans être forcément un spécialiste de ces manœuvres,
le médecin doit cependant pouvoir en connaître les principes généraux. Cette nécessité
de formation va d’ailleurs dans le sens de l’article 41 du Code de Déontologie Médicale qui stipule
que « tous les médecins sont dans l’obligation d’entretenir leurs connaissances en matière
de médecine d’urgence ».
Le Polytraumatisé est un blessé grave porteur de plusieurs lésions dont l’une au moins met
en jeu à court terme le pronostic vital. Les conséquences de ces lésions sont susceptibles
de s’additionner mais surtout de se potentialiser. C’est ce qui explique la gravité de ce tableau clinique
et le fait que ce type de patient doit toujours être considéré a priori comme une urgence chirurgicale.
Ce blessé peut en outre être incarcéré c’est à dire bloqué à l’intérieur
de son véhicule et maintenu prisonnier par un mécanisme de compression s’accompagnant de lésions
sous-jacentes.
Ouverture forcée des portières à l'écarteur
lourd.
Photo V. Veau-Aymes
« scoop and run » ou « stay and play » ?
La désincarcération doit être comprise comme une technique d’urgence à la fois médico-chirurgicale
(gestes de réanimation) et technique (procédés de découpe et d’extraction). Le concept
de « l’heure d’or » (ou « Golden Hour »), dont la validité a été démontrée
au début des années soixante par le docteur R. Adams Cowley du centre de traumatologie de Baltimore
(Maryland), repose sur un fait aujourd’hui bien établi : lors d’un traumatisme grave, la majorité
des décès a lieu durant la première heure qui suit l’accident et le taux de mortalité
triple au delà de la première heure et pour chaque heure supplémentaire perdue. En conséquence,
la gestion du temps doit être une préoccupation constante du médecin qui doit savoir justifier
chaque geste réalisé sur le terrain en fonction de son « coût temporel », dans
la mesure où il n’existe aucun substitut à la chirurgie précoce devant une hémorragie
interne active. Dans le cas particulier du polytraumatisé incarcéré, le temps incompressible
nécessaire à la manœuvre peut et doit être transformé en temps médical. Le débat
entre le « scoop and run » des pays anglo-saxons dont la stratégie de paramédicalisation
des secours autorise un transport rapide vers les services d’accueil hospitaliers et le « stay and play »
français qui défend la médicalisation lourde de la victime sur les lieux mêmes de l’accident,
n’a donc aucune place dans ce cadre de travail qui peut concilier les deux aspects pour aboutir à une approche
intermédiaire que certains n’ont pas hésité à baptiser par analogie « run and
play ». Le professeur Marcel Arnaud, inventeur du concept de secourisme routier, ne disait t-il pas lui même
à propos des polytraumatisés, que « ces blessés là, acceptent mieux l’attente
que la maladresse » ?
La désincarcération : pourquoi et quand ?
La désincarcération ne constitue pas en elle même une fin. Elle n’est qu’un moyen permettant
de dégager la victime. En d’autres termes, elle n’a pas pour finalité la découpe du véhicule,
mais la survie du patient. Elle vise à extraire ce dernier le plus rapidement possible et dans les meilleures
conditions de sécurité, c’est à dire en limitant les risques de « sur-accident ».
Pour cela, elle fait largement appel aux manœuvres de force.
Si la désincarcération s’impose chaque fois que la victime est incarcérée (quelle que
soit la nature de ses lésions), elle est également indiquée en l’absence d’incarcération
chaque fois que l’état de la victime nécessite une réanimation lourde immédiate à
l’intérieur du véhicule ainsi qu’une sortie sur plan dur, destiné à protéger
son rachis (polytraumatisé, blessé grave). Elle repose sur une approche résolument polydisciplinaire
qui associe manœuvres de force, secourisme spécialisé et médecine d’urgence. Conséquemment,
elle réclame la collaboration de trois corps de métiers : les médecins (réanimation),
les Sapeurs-Pompiers (désincarcération et secourisme spécialisé) et les forces de l’ordre
(sécurité routière). Elle doit être réalisée de telle manière que
la sécurité des victimes, mais aussi celle des intervenants, soit assurée.
La désincarcération doit permettre à la victime de pouvoir bénéficier de soins
médicaux spécialisés alors même que celle-ci est encore prisonnière du véhicule
accidenté. L’intervention d’un médecin à ce stade précoce lui permet de réaliser
des soins immédiats (maintien des fonctions vitales), d’offrir au blessé un degré convenable
d’analgésie ou de sédation et d’assurer le suivi évolutif des lésions au cours
de l’extraction du milieu vulnérant. La présence du médecin permet en outre d’optimiser la
précision du bilan initial et de faciliter le placement par le Centre 15, mais aussi d’affiner le triage
pour le cas où il y aurait plusieurs victimes et d’obtenir plus facilement d’éventuels renforts médicaux
supplémentaires. Enfin, le médecin devrait être garant de la correcte adéquation de
la manœuvre de force aux impératifs médicaux et du bon encadrement technique des personnels secouristes.
| La désincarcération : comment ? Dans la mesure où il n’existe jamais deux accidents strictement identiques, il est possible de décrire une multitude de manœuvres qui dépendent de multiples facteurs dont le plus important est représenté par la position initiale du véhicule accidenté (sur ses quatre roues, sur le toit, sur le coté). Les techniques opérationnelles sur lesquelles repose la désincarcération ne sont donc pas statiques, mais reposent sur un certain nombre de principes de base et sur une chronologie générale qui est toujours identique. Pour simplifier notre exposé nous prendrons comme type de description le cas d’un accident n’impliquant qu’un seul véhicule dans lequel le conducteur ne transporte aucun passager. Le mécanisme de l’accident retenu est celui d’un choc frontal du véhicule circulant à grande vitesse contre une surface dure (un arbre ou un mur par exemple). La victime est incarcérée dans l’habitacle qui repose toujours sur ses quatre roues et qui n’a pas subit de tonneaux (schéma A). A ce stade, et sans même examiner le blessé, les notions élémentaires de « biomécanique du choc », permettent de suspecter la nature et la gravité des lésions en fonction du mécanisme de l’accident. Dans ce contexte on peut s’attendre à un traumatisme crânien (choc contre le pare-brise), un traumatisme cervical (mouvement de flexion-extension du rachis dû à la décélération brutale au moment de l’impact), une compression thoraco-abdominale (incarcération par le volant et la colonne de direction), une compression des membres inférieurs (incarcération par le tableau de bord). En outre, l’examen pourra retrouver des troubles de la conscience (conséquence probable du traumatisme crânien), une détresse respiratoire (faisant suite au traumatisme thoracique) et un état de choc (provoqué par exemple par le traumatisme abdominal). Le travail de l’équipe va alors se dérouler en quatre temps : la sécurisation de la zone de l’accident, la création d’un espace de travail permettant au médecin d’approcher le blessé et d’assurer le contrôle de ses fonctions vitales (conscience, ventilation, circulation), la désincarcération proprement dite et l’extraction du milieu vulnérant en utilisant un plan dur. Durant toute cette période, le médecin restera auprès de la victime afin de la surveiller en permanence et de lui administrer les soins nécessités par son état. Sécuriser la zone de travail : La sécurisation de la zone de travail repose sur le balisage de la chaussée, le calage du véhicule accidenté, la protection incendie et la mise en œuvre de puissants moyens d’éclairage dès lors que ceux-ci s’avèrent nécessaires. Toutes ces missions sont du ressort des équipiers Sapeurs-Pompiers qui arment le Véhicule de Secours Routier (VSR). Le balisage repose principalement sur la mise en place de panneaux « tri flash » et de cônes de Lubeck. Il est complété par le scintillement des feux clignotants des véhicules de secours et par l’utilisation systématique des gilets rétro réfléchissants par les personnels. Le calage a pour but d’empêcher tout déplacement secondaire du véhicule. Il permet d’éliminer les phénomènes suspensifs parasites qui sont toujours possibles lorsque la voiture repose encore sur ses roues. Il est réalisé à l’aide de plusieurs cales de bois pré formatées ou de tubes télescopiques métalliques qui sont glissés sous le bas de caisse. Une fois ces cales mises en place, les valves des pneumatiques sont coupées afin de stabiliser totalement le véhicule en l’affalant contre ces supports. La protection incendie commence par la déconnexion systématique des câbles de la batterie à l’aide du matériel adéquat (pinces coupantes et moyens d’accès au compartiment moteur). Elle se poursuit par la mise en couverture d’extincteurs et de lances à incendie. L’éclairage, enfin, est une composante indispensable des moyens de secours lors des manœuvres de nuit. Les projecteurs devront être disposés en hauteur sur des mats rétractables afin d’éviter la lumière tangente qui déforme la vision d’ensemble et crée des zones d’ombre. Ils seront complétés pas des torches électriques individuelles ou mieux par des lampes frontales qui permettent de garder les mains libres. |
| Désincarcération et dispositifs de sécurité active : La prudence s’impose Au cours de ces dernières années, les constructeurs automobiles ont développé de nombreux procédés destinés à renforcer la sécurité passive (ceintures de sécurité, appuis-tête, renforts latéraux) et active (prétentionneurs, airbags frontaux et latéraux) des automobilistes. Ces derniers dispositifs, dont l’utilité n’est plus à démontrer, sont néanmoins susceptibles de compliquer la désincarcération dans la mesure où leur déclenchement inopiné est possible pendant des manœuvres de force s’il ne s’est pas produit spontanément. Leur désamorçage s’impose donc. En cas de difficulté technique ou de doute, il convient de ne jamais placer d’objets (outil, matériel médical) entre l’airbag et le patient ni dans la zone de déploiement du ballon. 1 - Les prétentionneurs sont destinés à améliorer le « couplage » entre le passager et véhicule en éliminant le jeu entre la ceinture de sécurité et le corps. Lors de l’impact, un boîtier électronique de détection déclenche la percussion d’une cartouche de gaz entraînant la mise en tension et le verrouillage de la ceinture. Le fonctionnement du dispositif s’inhibe cinq minutes après coupure du circuit électrique. Avant ce délai un choc contre le boîtier détecteur (cisailles et écarteurs) peut entraîner le déclenchement accidentel. |
2 - Les airbags frontaux sont conçus pour protéger
la tête du conducteur ou du passager avant. Ils se gonflent automatiquement grâce à un générateur
pyrotechnique de gaz sensible aux chocs. Des vignettes collées dans les angles inférieurs du pare-brise
ainsi que des sigles en relief gravés sur le volant et sur la console faisant face au passager permettent
de suspecter leur présence. Ils ne sont pas neutralisés par la coupure du circuit électrique,
aussi des coups portés sur la colonne de direction peuvent les déclencher à tout instant.
C’est la raison pour laquelle la déconnexion directe du sac au niveau du volant pour les systèmes
autonomes (retrait du cache et déconnexion) ou la déconnexion des boîtiers de gestion du système
(au plancher, sous le siège conducteur ou sous le tunnel de la console centrale) sur les modèles
non autonomes doit être systématique. 3 - Les airbags latéraux sont localisés dans le dossier des sièges avant du côté de la portière du véhicule. Ils fonctionnent selon un principe identique et sont déclenchés par les chocs latéraux détectés par des absorbeurs mécaniques situés dans la partie inférieure des portières avant. Ce mécanisme est autonome, il reste donc opérationnel une fois le contact coupé. Leur désamorçage est relativement complexe. Il oblige à dégarnir le dossier des sièges avant et à sectionner les tubes souples reliant le percuteur, localisé derrière le carter du siège, à l’allumeur situé dans le dossier. |
| Victime incarcérée ou victime piégée ? On appelle victime incarcérée, un blessé bloqué à l’intérieur de son véhicule et maintenu prisonnier par un mécanisme de compression responsable de la présence de lésions sous-jacentes. La victime incarcérée est donc le plus souvent un blessé grave, mais pas forcément un polytraumatisé. Elle nécessite l’intervention des moyens médicaux spécialisés du Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) et le recours à une extraction instrumentale utilisant les ressources et les manœuvres de forces (désincarcération) des Sapeurs-Pompiers. La victime incarcérée ne doit pas être confondue avec la victime piégée. Cette dernière, également retenue prisonnière à l’intérieur de son véhicule, ne l’est que par un simple mécanisme physique de déformation des structures de l’habitacle qui ne s’accompagne pas de lésions consécutives à un phénomène compressif. La victime piégée n’a souvent pas besoin d’être médicalisée. A l’extrême, elle peut même ne pas être blessée. |
Extraire la victime
La sortie sur plan dur est un élément essentiel du conditionnement de la victime lors des manœuvres
de désincarcération (schéma D). Elle permet de transporter la victime du siége de son
véhicule au matelas coquille du VSAB (Véhicule de Secours aux Asphyxies et aux Blessés) tout
en respectant la rectitude de l’axe tête - cou - tronc. Le plan dur est introduit par l’arrière du
véhicule et glissé entre le dos de la victime et le dossier de son siège préalablement
horizontalisé lors de la phase d’abord. L’écureuil poursuit le maintien de la tête, un deuxième
secouriste enjambe la victime et la soulève au niveau du bassin, un troisième secouriste surveille
le dégagement des membres inférieurs et des pieds. La technique consiste à soulever la victime
au dessus de son siège pour pouvoir interposer le plan dur. Le blessé est ensuite réaligné
progressivement et tracté prudemment vers le haut et l’arrière jusqu’à ce que son corps soit
totalement en contact avec le plan dur et que celui si puisse être dégagé et placé rapidement
en position horizontale. L’ensemble patient / plan-dur est ensuite transporté vers un matelas à dépression
et déposé sur ce dispositif. La planche est alors impérativement retirée, puis le matelas
rigidifié. On prendra soin de mouler latéralement la victime en laissant libre le sommet de sa tête
et de ses épaules pour éviter que la rétraction du matelas dans le sens longitudinal n’aggrave
d’éventuelles lésions rachidiennes (ce risque est atténué par les nouveaux matelas
dits à système « anti-rétraction »).
Durant toute cette phase de déplacement de la victime, le médecin restera à proximité
de la tête de la victime. Il s’assurera de la validité de la manœuvre de relevage afin d’éviter
l’apparition de lésions secondaires liées à des manipulations intempestives. Il devra en outre
vérifier que l’appareillage médical (tresse du scope, voie veineuse, sonde d’intubation, tubulure
à oxygène, tuyau du respirateur) ne risque pas d’être arraché accidentellement au cours
de cette phase critique.
Un dernier bilan et ...en route vers l’hôpital
Une fois la victime dégagée des débris du véhicule et installée dans le VSAB,
la suite de la prise en charge médicale ne doit pas engendrer une nouvelle perte de temps. Tout doit donc
se dérouler très vite entre l’installation de la victime dans l’ambulance et le départ vers
le centre hospitalier. La victime est à nouveau examinée. Les fonctions vitales qui n’ont cessé
d’être surveillées pendant toute la phase de désincarcération sont de nouveau évaluées
précisément (score de Glasgow, examen neurologique rapide mais attentif, état ventilatoire,
fréquence cardiaque, tension artérielle). Un bilan lésionnel méthodique correspondant
à un examen systématique du blessé de la tête aux pieds s’attachera à retrouver
toute trace de contusion, de plaie, d’hématome ou de déformation susceptible d’orienter vers une
lésion sous jacente. Les fractures éventuelles devront être immobilisées. La protection
thermique devra être poursuivie (cellule sanitaire chauffée, couverture « de survie »
remise en place). Les résultats de cet examen secondaire ainsi que les gestes effectués et les thérapeutiques
administrées, devront être transmis à la régulation médicale dès que possible
afin de confirmer les données du bilan initial et d’affiner la réponse donnée, en matière
d’engagements de moyens et d’orientation du patient. Une synthèse de cette observation devra être
faite par écrit au médecin des urgences ou par oral au confrère du SMUR lors de son arrivée
sur les lieux.
Conclusion
La stratégie de prise en charge d’un polytraumatisé incarcéré repose sur l’appréciation
du coût temporel des gestes thérapeutiques effectués sur place. A cet égard, la meilleure
façon de gagner du temps ne consiste pas à accélérer mais à adopter une conduite
systématique. Dans le cas particulier du polytraumatisé incarcéré, le temps incompressible
consacré à la manœuvre technique doit être transformé en « temps médical
». C’est cette notion de coût temporel incompressible qui autorise à mettre à la disposition
de la victime, en plus des moyens techniques modernes et performants dont disposent les équipes de secours
(balisage, protection incendie, éclairage découpe), des techniques médicales lourdes qui ont
longtemps été réservées à l’usage exclusif du monde intra-hospitalier et dont
il est aujourd’hui possible de disposer « au pied de l’arbre ». L’utilisation pertinente de ces moyens
n’est cependant pas envisageable en dehors d’une collaboration étroite entre tous les intervenants des secours
sur route aboutissant à un véritable travail d’équipe.
Docteur Eric TORRES
Urgence Pratique - SDIS 13
Quartier-maître Vincent VEAU-AYMES
Bataillon des Marins Pompiers de Marseille
D’après : Dr. Eric Torres et QM. Vincent Veau-Aymes - Désincarcérer
un accidenté. Dossier de FMC publié dans « Le Généraliste ».
n° 2125, 8 juin 2001 pp. 10-17. Disponible en téléchargement (PDF) sur le site, www.legeneraliste.presse.fr
BIBLIOGRAPHIE
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vendredi 6 octobre 2000.
2. - E. Torres - Polytraumatisme et désincarcération médicalisée : principes
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and Disaster Medecine - Targu-Mures (Romania), 12 mai 2000.
3. - E. Torres, P. Garneau - Le blessé médullaire... n’est pas une victime comme les autres
- Le Généraliste, N° 2115, vendredi 4 mai 2001.
4. - W. Ummenhofer et M. Sluga - Scoop and run ou Stay and play - Urgence Pratique, N° 39, pp. 35-37.
5. - E. Torres, U. Wiget - L’intubation inverse - Le Généraliste, N° 1949, vendredi 28 mai 1999,
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6. - E. Torres - A vous la parole : faut-il laisser le plan dur à l’intérieur du matelas coquille
- Le Généraliste, N°2098, mardi 6 mars 2001.
7. - E. Torres, M.P. Rudelin, E. Royer - Comment réaliser l’intubation d’une victime incarcérée
- In : Trucs et Ficelles du métier, Urgence Pratique publication, 2001, pp. 16-17.
8. - M. Paturel - Systèmes automobiles de sécurité passifs et actifs dans un contexte de désincarcération
- Site Internet « http://www.urgence.com »