Les
plaies de la face par blocs tronculaires
aux urgences : modalités de mise en place
L'anesthésie
locorégionale (ALR) de la face permet par trois blocs tronculaires de
réalisation simple la prise en charge de la grande majorité des
plaies. Elle semble avoir toute sa place au sein des services durgence
et pouvoir être pratiquée par les médecins urgentistes.
Certaines conditions apparaissent tout de même nécessaires, et
la protocolisation écrite de ces techniques dans chaque service paraît
indispensable. Une étude prospective est actuellement en cours dans le
service, visant à évaluer son efficacité lorsquelle
est pratiqué par des médecins non anesthésistes et sans
habitude de lALR de la face.
Lanesthésie
loco-régionale (ALR) consiste à déposer au contact de fibres
nerveuses un agent qui bloque la conduction de linflux nerveux dune
façon spécifique, temporaire et réversible. Le niveau de
blocage permet de caractériser les différentes techniques danesthésie
:
terminaisons nerveuses = anesthésie locale (AL),
troncs nerveux : anesthésie plexulaire et tronculaire
= anesthésie loco-régionale,
racines nerveuses : anesthésie péridurale (ou
épidurale) et intradurale ou intrathécale (rachianesthésie)
rassemblées sous le terme danesthésie périmédullaire.
Les techniques dALR, bloquant de manière efficace les influx nociceptifs,
ont une place privilégiée dans larsenal thérapeutique
antalgique. Un certain nombre de ces techniques semble particulièrement
bien adapté aux services daccueil des urgences (SAU), et ne plus
être limité aux seuls médecins anesthésistes, sous
réserve dacquérir les connaissances théoriques et
pratiques nécessaires. La participation du médecin urgentiste
dans ces techniques dALR sest déjà beaucoup développée,
se limitant dans un premier temps aux blocs fémoraux et à des
blocs tronculaires au-dessous du coude ou du genou, permettant de faciliter
certains gestes de petite chirurgie ambulatoire ou de préparer au mieux,
par une bonne analgésie, un patient hospitalisé pour chirurgie
retardée. Mais certaines autres régions jusque là moins
pratiquées peuvent également bénéficier dune
ALR au SAU comme les blocs péniens, ou encore les blocs de la face
[1,2]. La fréquence des plaies de la face dans les SAU, ainsi que lapparente
facilité de ces techniques nous a poussé à en évaluer
les avantages et les inconvénients, pour juger de son intérêt,
ainsi que des moyens nécessaires à sa mise en place et à
sa bonne pratique.

INTERET
DE LALR DE LA FACE AUX URGENCES
Ses avantages sont nombreux : simplicité apparente des techniques,
dautant plus si celles-ci sont préalablement protocolisées ;
innocuité intéressante, si les doses maximales danesthésiques
et les contre-indications sont respectées, une efficacité théoriquement
maximale sous réserve que le territoire bloqué corresponde au
territoire algique ; une interférence limitée avec les fonctions
vitales ; un confort pour le patient par la limitation du nombre de points
dinjection ; une quantité moindre danesthésique,
diminuant le risque de toxicité souvent sous évalué ;
labsence de déformation des berges des tissus comme avec lAL
qui rend la réparation difficile et le résultat esthétique
aléatoire [3]; la limitation du risque de dissémination par absence
dinjection au niveau de la plaie souillée.
Il existe cependant certains inconvénients comme : la nécessité
dune bonne connaissance de lanatomie de la région, la maîtrise
des anesthésiques locaux utilisés, de leurs effets secondaires
possibles ; lapprentissage de techniques nouvelles ; la connaissance
des contre-indications générales de lALR, ainsi que des
contre-indications spécifiques éventuelles en fonction du type
de bloc ; la connaissance des effets secondaires et complications possibles
en fonction du type de bloc.
La pratique des techniques dALR de la face implique donc au préalable
des rappels anatomiques simples mais suffisamment complet de cette région,
un descriptif des principaux anesthésiques locaux utilisés et
leur propriétés, ainsi que des protocoles de prise en charge précis.

RAPPEL ANATOMIQUE [4]
Les raisons de la sous utilisation de lanesthésie locorégionale,
en particulier au niveau de la face, réside dans la complexité
anatomique de cette région, les zones de recouvrement entre les différents
territoires cutanéo-muqueux pouvant imposer la réalisation de
blocs bilatéraux et multiples, augmentant le risque déchecs
et dincidents. Cependant, laccès de certains troncs nerveux
est simple, sous réserve dune bonne connaissance de cette anatomie,
dun choix préalable des blocs et des indications. Linnervation
sensitive de la face dépend pour lessentiel du nerf trijumeau (Vème
paire crânienne), composé de deux racines, lune sensitive,
lautre motrice. Les corps cellulaires de la racine sensitive sont regroupés
dans le ganglion de Gasser, dont lorganisation somatotopique correspond
aux trois branches individualisées : le nerf ophtalmique de Willis (V1)
pour le front, lil et la partie antérieure du nez, le nerf
maxillaire (V2) pour les téguments, les muqueuses, los et les dents
du massif maxillaire, des sinus et de la région infra-orbitaire, et le
nerf mandibulaire (V3) sensitivo-moteur pour la peau, les muqueuses, les dents,
los du massif maxillaire inférieur, du plancher de la bouche et
des deux tiers antérieurs de la langue, et les muscles de la manducation.
Cf. schéma n°1. Tous ces troncs nerveux ne peuvent être bloqués
à leur émergence de la base du crane. Les rameaux sont alors anesthésiés
en périphérie.
Trois blocs de la face sont de réalisation très simple, permettant
la prise en charge de la majorité des plaies : le bloc du nerf frontal,
du nerf infra-orbitaire et mentonnier. Le nerf frontal (branche terminale du
nerf ophtalmique de Willis : V1 du nerf trijumeau) innerve pour lessentiel
les téguments du front. Il comprend deux rameaux : supra-orbitaire
et supra-trochléaire, plus médian. Les territoires bloqués
sont les paupières supérieures, les téguments du front
jusquà la suture coronale. Cf. photo n°1.
Le nerf infra-orbitaire est la branche terminale du nerf maxillaire supérieur
(V2) qui émerge du foramen infra-orbitaire pour donner des rameaux aux
téguments de la région sous-orbitaire. Il innerve les téguments
de la lèvre supérieure, laile du nez, la joue, la paupière
inférieure. Lanesthésie au niveau du foramen infra-orbitaire
par voie endo-buccale dans la fosse canine assure dans le même temps le
blocage des deux nerfs, dentaire et infra-orbitaire, et donne ainsi une anesthésie
complète de la lèvre supérieure et du bloc incisivo-canin.
Cf. photo n°2.
Le nerf mentonnier est la branche terminale du nerf alvéolaire (branche
du nerf mandibulaire ou V3 qui pénètre au niveau de lépine
de Spix et chemine dans le canal). Au niveau du foramen mentonnier il se divise
en deux branches terminales : le nerf mentonnier, qui émerge pour
les téguments, et le nerf incisif pour les dents. Les territoires innervés
par le nerf mentonnier comprennent la lèvre inférieure, la commissure
labiale, le menton. Le nerf incisif participe à la sensibilité
des incisives, des canines inférieures, et dans certains cas des prémolaires
du bas. Linjection au contact du foramen peut anesthésier le nerf
incisif et participer à linsensibilisation du massif incisivo-canin
inférieur. Cf. photo n°3.

RAPPEL
DES CONTRE-INDICATIONS GENERALES DE LALR
Le médecin urgentiste se doit de rechercher, par un interrogatoire et
un examen précis, les contre-indications générales mais
aussi spécifiques de lanalgésie loco-régionale.
Certaines sont absolues : refus ferme et motivé dun patient informé;
souillure ou délabrement au point de ponction; atteinte neurologique
patente dans le territoire du bloc; anomalie de la coagulation à risque
hémorragique élevé; contre-indication à lanesthésique
local.
Dautres situations majorent le risque et représentent des contre-indications
relatives : état septique; patient sous aspirine; patient pusillanime;
pathologie psychiatrique; neuropathie diabétique. Dans ces cas, le ratio
bénéfice/risque du bloc nerveux périphérique doit
être évalué et comparé à celui des autres
types danesthésies envisagées.
La simplicité du geste technique, ainsi que lutilisation de très
faibles quantités de produit anesthésique, font que les contre-indications
à lanalgésie loco-régionale de la face restent exceptionnelles,
et font delle une technique de choix.
TYPES
D'ANESTHESIQUES
[5,6,7]
CHOIX DE L'AGENT:
Tous les anesthésiques locaux ont une structure moléculaire commune
et un mode daction semblable. Les nombreux agents disponibles diffèrent
plus ou moins les uns des autres par : leur puissance, leur délai
daction ou temps de latence, leur durée daction, leur toxicité.
Le choix de lagent sera donc guidé avant tout par les besoins individuels
de chaque patient. Les anesthésiques locaux couramment utilisés
en France sont la lidocaïne, la bupivacaïne et la mépivacaïne.
La ropivacaïne est commercialisée en France depuis octobre 1996.
Lanesthésique local idéal posséderait les caractéristiques
suivantes : délai dinstallation bref, longue durée
daction, bloc moteur flexible, faible cardiotoxicité, soit une
marge de sécurité grande et une efficacité clinique fiable
et reproductible.
La lidocaïne (Xylocaïne®) : elle induit un bloc moteur et
sensitif complet lorsquelle est utilisée à la concentration
de 2%. Lutilisation de concentrations plus faibles favorise la survenue
dun bloc différentiel, sympathique et sensitif pour la solution
à 1%, sympathique uniquement pour la solution à 0,5%. Son délai
daction est rapide, sa durée daction moyenne. Elle est utilisable
dans toutes les variétés danesthésie loco-régionale.
La mépivacaïne (Carbocaïne®) : son délai daction
est moyen. Employée aux concentrations de 1 à 2%, elle procure
un bloc sensitif et moteur de durée intermédiaire entre lido et
bupivacaïne, peu sensible à ladjonction dadrénaline.
La bupivacaïne (Marcaïne®) : possède un délai
dinstallation long et une longue durée daction. A concentration
égale ou inférieure à 0,5%, entraîne un bloc moteur
moins accentué que celui de la plupart des autres anesthésiques
locaux. Convient donc pour lanalgésie de longue durée. A
concentration équipotente, est plus toxique pour le cur que la
lidocaïne.
La ropivacaïne (Naropeïne®) : utilisé aux concentrations
de 0,5 et 1%, possède des caractéristiques voisines de celles
de la bupivacaïne, avec une puissance plus faible et une durée daction
plus courte. Pour des concentrations faibles, le bloc différentiel sensitivomoteur
plus marqué est parfaitement adapté à lanalgésie
post-opératoire prolongée. Pour des concentrations plus élevées,
la marge de sécurité accrue et le délai dinstallation
assez rapide ont un intérêt en anesthésie chirurgicale.
La ropivacaïne est aujourdhui lanesthésique local de
longue durée daction de choix.
La pharmacocinétique des anesthésiques locaux injectés
au niveau de la face a peu de spécificité. Toutefois la densité
capillaire et labsorption immédiate et massive au niveau des muqueuses
peuvent générer lors des blocs des taux plasmatiques comparables
à ceux dune injection intra-veineuse [8].
Un bloc de conduction sensitive est suffisant pour la chirurgie de la face,
aussi, les anesthésiques locaux les plus couramment utilisés sont
la Lidocaïne 1%, la Mépivacaïne 1%, et la Bupivacaïne
0,25%. Il nous semble préférable, au sein des services durgence,
et pour lALR spécifique de la face, de se limiter à lutilisation
de la lidocaïne 1%, molécule bien connue des médecins urgentistes
par son utilisation quotidienne, et parfaitement adaptée à cette
pratique, nécessitant un temps de latence très bref et une durée
daction brève.

EFFET ADVERSES ET
TOXICITE :
Réactions allergiques : elles sont très rares. Les manifestations
observées avec la lidocaïne sont attribuées à des
réactions croisées avec les dérivés de lacide
parahydroxybenzoique, utilisé comme conservateur. Les incidents survenus
en chirurgie dentaire sont, selon toute vraisemblance, plutôt à
rattacher à des malaises de type vagal, sans rapport avec lanesthésique,
ou à un passage intravasculaire.
Toxicité locale : A forte concentration, les anesthésiques
locaux ont un effet myotoxique et neurotoxique.
Accidents neurotoxiques : Laction sur le système nerveux
central dépend de la concentration plasmatique des anesthésiques.
Chez le malade non prémédiqué, les premiers signes cliniques
mineurs et inconstants, sont une somnolence ou une sensation débriété,
des céphalées, des acouphènes, une logorrhée, un
goût métallique dans la bouche et des paresthésies périorales.
Cette symptomatologie, non obligatoire, a valeur dalarme et précède
la crise convulsive généralisée. Si laugmentation
de concentration est brutale, la crise convulsive survient demblée.
En labsence de traitement, apparaissent ensuite un coma et une dépression
respiratoire. Le traitement de ces complications, et en particulier de la crise
convulsive nest pas spécifique, et est donc le même que pour
toute crise convulsive.
Accidents cardiotoxiques : La cardiotoxicité sexerce
au niveau électrique, cest à dire au niveau du tissu de
conduction, et au niveau mécanique, cest à dire au niveau
de la contraction. Elle est avant tout le fait danesthésique puissant
comme la bupivacaine et sexerce de manière dose dépendante.
Tous les troubles du rythme et de la conduction peuvent être observés :
bradycardie, asystolie, tachycardie supra-ventriculaire ou ventriculaire, fibrillation
ventriculaire, blocs auriculo-ventriculaires, élargissement des QRS
Latteinte mécanique est concomitante, et en rapport avec les propriétés
inotropes négatives des anesthésiques locaux à doses toxiques.
Le traitement est là encore non spécifique, en insistant sur loxygénation,
lhypoxie majorant énormément la cardiotoxicité des
anesthésiques locaux.
Lessentiel des accidents toxiques peut être prévenu par une
technique danesthésie rigoureuse, le choix judicieux de lanesthésique
et une surveillance étroite. Lutilisation unique de la lidocaïne
1% est un moyen de limiter ces incidents, par lutilisation dune
molécule déjà connue et parfaitement adaptée. Par
ailleurs, les doses minimes de produit anesthésique utilisée dans
lALR de la face limite considérablement les effets secondaires
possibles.

PROTOCOLES
DE PRISE EN CHARGE
Nous nous sommes limités à protocoliser les blocs tronculaires
des nerfs : frontal, infra-orbitaire, mentonnier, et à lanalgésie
loco-régionale de loreille. Les blocs des nerfs profonds : maxillaire,
mandibulaire et nasal, demandant une certaine pratique, avec un taux déchecs
décrit comme plus important et des incidents plus fréquents, parfois
graves, nont de principe pas été pratiqués. Ils ont
par ailleurs peu dintérêt en utilisation courante dans les
SAU et semblent plus adaptés à la chirurgie ORL ou maxillo-faciale.
Ont été détaillé : les territoires innervés,
les indications, contre-indications spécifiques (auxquelles sajoutent
les contre-indications générales de lALR), laspect
technique de la ponction, les incidents et complications possibles [4,9].
Les règles de sécurité en analgésie loco-régionale
ont également été précisées, et inclues dans
les protocoles afin dêtre assimilées et respectées
à chaque intervention, à savoir :
1-
Information systématique du patient ou des parents
2- Chariot durgence toujours prêt (avec oxygène, intubation,
scope, pression brassard etc., y compris Ephédrine)
3- Ne pas chercher de paresthésies lors de la ponction
4- Test daspiration systématique avant chaque injection
5- Réalisation dune dose test
6- Vitesse dinjection lente, 3 ml toutes les 30 à 60 secondes
7- Ne pas injecter contre résistance
8- Arrêter linjection si douleur violente
9- Toujours garder le contact verbal avec le patient
10- Respecter les contre-indications et tenir compte du terrain (vieillard,
insuffisant hépatique, rénal, femme enceinte) pour le dosage
CONCLUSION
Lanalgésie loco-régionale est une technique en plein développement
actuellement. Sa pratique au niveau de la face doit être intégrée
dans les services durgence par les médecins urgentistes pour sa
facilité, son innocuité, son meilleur résultat esthétique,
ses incidents limités du fait de lutilisation dune plus faible
quantité danesthésique. Le développement de ce type
dALR dans les services durgence nécessite néanmoins
lacquisition dun minimum de connaissances théoriques (anesthésiques
locaux, anatomie, effets secondaires, contre-indications, complications
)
et techniques, dapprentissage simple et facilité par le biais de
protocoles écrits concernant chaque bloc. Ces conditions étant
réunies, sa place au sein des services durgence paraît tout
à fait justifiée, bien que son efficacité lorsquelle
est réalisée par des médecins urgentistes, sans expérience
de lALR mérite dêtre évaluée. Une étude
prospective est actuellement en cours dans notre service, dont le but est dévaluer
cette efficacité, les premiers résultats étant tout à
fait encourageant à poursuivre dans cette voie.
Note : Nous remercions les docteurs MESSAI Selma, TUDURI Bruno et ARGENCE
Olivier pour leur aide dans la réalisation iconographique, ainsi que
toute léquipe du SAU/SAMU/SMUR de Roanne.
Thomas
GUERIN, Alain CANNAMELA, Emmanuelle FRITSCH, Rémy POIRSON
Service des urgences (SAMU 42B), centre hospitalier de Roanne,
28 rue de Charlieu, 42328 Roanne cedex, France
Abdessamed MAAKEL
Service des urgences, centre hospitalier de Feurs,
26 rue Camille Pariat, BP 122, 42110 Feurs,
BIBLIOGRAPHIE
[1] http://www.alrf.asso.fr/.
Lanalgésie loco-régionale aux urgences. Dr Michel Olivier
CHU Purpan-Toulouse-France.
[2] Documentation Laboratoire Astra France. Compte-rendu daprès
la table ronde «Anesthésie Loco-Régionale en urgence»
- Paris les 26 et 27 juin 1998.
[3] Kays CR. Local infiltration versus regional anaesthesia of the face : case
report and review. The Journal of the South Carolina Medical Association 1988
; 84 : 494-496.
[4] ML Navez. Anesthésie régionale. Anesthésie tronculaire
et plexique de ladulte. Edition Arnette. Blocs de la face, 27-39.
[5] http://www.alrf.asso.fr/. Branche du nerf ophtalmique. Les solutions anesthésiques.
Dr Malou Navez, Dr Serge Molliex, Pr Christian Auboyer. CHU Bellevue-St Etienne-France.
[6] Techniques illustrées danesthésie loco-régionale.
D. Bruce Scott. Edition Arnette.
[7] Anesthésie loco-régionale. Abregés. F. DATHIS.
Edition Masson.
[8] Martin C, Navez M, Prades JM. Anesthésie locale et régionale
en ORL. In : EMC ORL, Paris: Masson, 1992: 20890 A10.
[9] Guide dAnesthésie régionale. Anesthésie régionale
de la tête et du cou, Tome 3. AstraZeneca. 2001.