Prise
en charge préhospitalière
de lenfant polytraumatisé
Les traumatismes de lenfant restent une pathologie relativement rare, représentant environ 14% des traumatismes, mais dont la mortalité est élevée. Les traumatismes fermés représentent plus de 95% des cas, et un traumatisme crânien (TC) est retrouvé dans environ 90% des cas, soit isolé soit en association avec dautres lésions extra crâniennes, sintégrant alors dans un polytraumatisme (1,2).
Les traumatismes graves de lenfant représentent le tiers de la mortalité infantile, et la première cause de décès après 1 an (3). Cette mortalité post-traumatique est habituellement répartie en mortalité immédiate, précoce et tardive. La mortalité immédiate (50% des décès) se produit sur les lieux même de laccident, et est en rapport le plus souvent avec des lésions cérébrales ou cardio-vasculaires au-delà de toute ressource thérapeutique. La mortalité tardive (20% des décès), qui apparaît dans les jours ou semaines suivant laccident, est en général liée à des problèmes infectieux ou au syndrome de défaillance multiviscérale. La mortalité précoce (30% des décès) survient dans les premières heures après laccident, et inclut les décès qualifiés « dévitables » (4). Ces derniers sont habituellement liés à une détresse respiratoire aiguë non traitée, lexistence dune lésion hémorragique traitée trop tardivement ou une aggravation secondaire de lésions cérébrales (4). Cette mortalité précoce est importante à considérer car lobjectif de la prise en charge est de détecter et de traiter en urgence les détresses mettant en jeu le pronostic vital immédiat. Lexpérience accumulée chez les adultes polytraumatisés a montré que les meilleures chances de survie étaient obtenues lorsque ces patients bénéficiaient des soins optimaux dans les premières heures après laccident. Il en est de même pour les enfants polytraumatisés (5,6). Cet exposé va donc sattacher à développer les grands principes de prise en charge préhospitalière des enfants traumatisés, en insistant en particulier sur la réanimation des détresses vitales, et laspect organisationnel.
RECONNAÎTRE
ET TRAITER LES DÉTRESSES VITALES
La prise en charge dun enfant polytraumatisé ou atteint dun
traumatisme potentiellement grave, quelle soit débutée en
dehors ou à lhôpital, commence par la recherche, lévaluation
et le traitement des détresses vitales immédiates. Elle nécessite
une équipe rodée fonctionnant suivant un protocole bien établi
(7,10).
ÉVALUATION
DE LA CINETIQUE DE L'ACCIDENT :
Les lésions engendrées dépendent étroitement du
mécanisme lésionnel. La première étape de lévaluation
de lenfant est une analyse aussi précise que possible du mécanisme
de laccident. Des critères de gravité simples, employés
sur le terrain, permettent de reconnaître les patients à haut risque
et deffectuer un premier tri (11). Ces facteurs concernent :
La cinétique de laccident : Piéton renversé par un
véhicule léger (VL) à plus de 40 km/h, chute de plus de
3 mètres, accident de VL à grande vitesse, traumatisme pénétrant
ou écrasement
Les circonstances associées : Incarcération prolongée,
projection à distance pour un piéton, éjection pour un
passager de VL, autres blessés graves (voire décès) dans
laccident, explosion ou feu associés.
Les lésions semblant prédominantes : TC avec coma demblée,
lésions multiples, lésion médullaire avec déficit
neurologique.
Lexistence dun ou plusieurs de ces facteurs doit déclencher
une prise en charge par une équipe préhospitalière médicalisée
(2). Il paraît souhaitable denvisager alors, chaque fois que possible,
le transport primaire de ces enfants vers un centre de traumatologie, idéalement
pédiatrique, permettant une exploration et un traitement en un temps
(5,12).
Comme pour tout traumatisme grave, lévaluation clinique sattachera
ensuite à reconnaître et à traiter les 3 principales détresses
vitales : respiratoire, circulatoire et neurologique, dans cet ordre.
DÉTRESSE
RESPIRATOIRES :
La détresse respiratoire est très fréquente chez lenfant
polytraumatisé. Lobstruction des voies aériennes supérieures
(VAS) non diagnostiquée ou mal traitée en est la principale cause,
favorisée par les particularités anatomiques des voies aériennes
de lenfant. Les autres causes sont superposables à celles qui sont
retrouvées chez ladulte : hémo et/ou pneumothorax, lésions
pariétales (fractures de côtes plutôt rares), contusion pulmonaire
(fréquente), coma, état de choc (surtout hémorragique).
Une autre cause de détresse respiratoire, assez particulière à
lenfant, est celle consécutive à la dilatation gastrique,
majorée par les cris ou la ventilation au masque et dont le traitement
repose sur la pose dune sonde orogastrique.
La prise en charge de la détresse respiratoire de lenfant repose
sur des principes simples. Le premier geste consiste à assurer la liberté
des VAS. Ladministration doxygène est systématique
chez tout enfant atteint dun traumatisme grave. Néanmoins, lintubation
orotrachéale reste le plus sûr moyen dassurer la protection
des voies aériennes (13). Ses indications sont très larges chez
lenfant polytraumatisé, en particulier sil est incapable
de maintenir une ventilation efficace, en cas détat de choc, si
le Pediatric Trauma Score (PTS) est inférieur à 8 (tableau 1)(14)
ou le Glasgow Coma Score (GCS) inférieur ou égal à 8 (tableau
2)(15). Tout polytraumatisé étant considéré comme
un patient à estomac plein, une induction en séquence rapide utilisant
un hypnotique et un curare dépolarisant (suxaméthonium) est recommandée.
Chez lenfant hémodynamiquement instable, ou à risque dinstabilité
hémodynamique (cas le plus fréquent dans ce contexte), on peut
proposer la séquence suivante : préparation du matériel
et mise en place du monitorage, stabilisation axiale en ligne du rachis cervical
en cas de suspicion de traumatisme du rachis cervical ou de traumatisme crânien
avec coma, préoxygénation, atropine (0,02 mg.kg-1chez les enfants
de moins de 5 ans en cas dutilisation de la sédation et/ou lanalgésie,
sinon uniquement chez les moins de 1 an), étomidate (0,3-0,4 mg.kg-1)
chez lenfant de plus de 2 ans, ou kétamine (3-4 mg.kg-1 chez lenfant
< 18 mois et 2 mg.kg-1 chez lenfant plus âgé), suxaméthonium
(2 mg.kg-1 chez lenfant < 18 mois ; 1 mg.kg-1 chez lenfant plus
âgé), pression sur le cricoïde (manuvre de Sellick),
intubation trachéale, confirmation de la bonne position de la sonde dintubation
et gonflement du ballonnet à « la fuite » (en cas dutilisation
dune sonde à ballonnet), arrêt de la pression sur le cricoïde
et entretien de la sédation. Les contre-indications à la réalisation
dune sédation pour lintubation trachéale en urgence
sont les suivantes : Arrêt cardio-circulatoire, instabilité hémodynamique
majeure et persistante, intubation difficile ou impossible prévisible,
allergie connue ou suspectée aux agents utilisés. Chez lenfant,
la taille de la sonde dintubation avec ballonnet à utiliser peut
être calculée par la formule suivante : Taille de sonde (numéro)
= [(poids estimé de lenfant/10) + 3]. Par ailleurs, on peut noter
que la taille de la sonde dintubation correspond approximativement à
la taille de lauriculaire de lenfant.
En cas dintubation difficile ou impossible sur le terrain, les techniques
habituellement recommandées chez ladulte restent valables, mais
peuvent être difficiles à mettre en uvre : elles visent prioritairement
à assurer une oxygénation efficace à défaut dassurer
une ventilation efficace. Dans ce contexte, la ventilation au masque, la ponction
percutanée de la membrane intercricothyroïdienne (cathlon de 14
G adapté à un embout de sonde dintubation par une seringue
de 2,5 ml) ou la pose dun masque laryngé permettent loxygénation
sans protection efficace des VAS. Lintubation vigile, après anesthésie
locale (en se rappelant quune pulvérisation de lidocaïne 5%
contient 8 mg de lidocaïne base et que la dose maximale tolérée
de lidocaïne est de 2 mg/kg), et lintubation rétrograde protègent
efficacement les VAS mais nécessitent une certaine pratique.
En cas de pneumothorax compressif, complication redoutable pouvant mettre rapidement
en jeu le pronostic vital, le geste salvateur à réaliser en urgence
est la ponction à laide dun gros cathéter veineux.
Le drainage thoracique dun pneumothorax ou dun dhémothorax
nest, en général, à réaliser quaprès
avoir obtenu une radiographie de thorax.
DÉTRESSE
CIRCULATOIRE :
Le choc hémorragique :
La principale de cause de détresse circulatoire chez lenfant polytraumatisé
est le choc hémorragique. Il est important dévaluer correctement
létat hémodynamique, en gardant à lesprit le
fait que lhypovolémie sinstalle plus vite et est plus grave
que chez ladulte. Néanmoins, la chute de Pression Artérielle
(PA) est plus tardive, grâce à une vasoconstriction plus efficace,
en raison dune meilleure réponse du système nerveux sympathique.
Ainsi, la PA peut se maintenir jusquà une spoliation sanguine de
25 à 30% du volume sanguin circulant (16). Cependant, au-delà
de la limite de compensation, la chute de PA est brutale, et larrêt
cardiocirculatoire peut alors survenir en quelques minutes. La bradycardie paradoxale
représente un signe de gravité majeur, annonçant un arrêt
cardiocirculatoire imminent (tableau 3). Les signes cliniques tels que tachypnée,
tachycardie, troubles de conscience, allongement du pouls capillaire doivent
être des signes dalarme. Une évaluation fiable de létat
cardiovasculaire repose sur une parfaite connaissance des valeurs normales de
fréquence cardiaque et de pression artérielle en fonction de lâge
de lenfant. La limite inférieure de la pression artérielle
systolique normale peut être déterminée approximativement
par la formule suivante : [70 + (2 x âge en années)] mmHg
(17).
Le traitement du choc
hémorragique passe dabord par le contrôle des hémorragies
extériorisées. Il faut y associer un remplissage vasculaire rapide,
débuté dès la mise en place de deux voies veineuses périphériques
de gros calibre. Chez le petit enfant, des cathéters de 20 à 22
Gauges suffisent en général (10). La veine fémorale est
une très bonne voie dabord en urgence, aussi bien chez ladulte
que chez lenfant, par sa facilité daccès et le peu
de complications associées en urgence, contrairement aux autres abords
veineux centraux, indiqués quen cas déchec des autres
techniques (18). La perfusion intraosseuse bénéficie actuellement
dun net regain dintérêt, en particulier chez lenfant
et certains la préconisent à la phase préhospitalière
en cas déchec des autres voies dabord (19), car elle permet
aussi bien de réaliser une expansion volémique, que dadministrer
les médicaments durgence(20).
En Europe, et en France en particulier, le choix du soluté de remplissage
à utiliser en première intention dans la réanimation du
choc hémorragique se porte sur les colloïdes (20 ml/kg de colloïdes
en 10 minutes, répété 3 ou 4 fois si besoin)(21). Lorsque
lhémorragie se poursuit ladjonction de cristalloïdes
devient indispensable, afin de substituer efficacement le déficit en
liquide interstitiel qui suit inévitablement le choc hémorragique.
Parmi les cristalloïdes, le Ringer-Lactate est le soluté de remplissage
de référence. Celui-ci, hypotonique au plasma, est néanmoins
contre-indiqué dans les traumatismes crâniens et médullaires,
ou lorsquune hyperkaliémie est suspectée. Dans ces circonstances,
le sérum salé isotonique est indiqué. De même, les
solutés glucosés sont contre-indiqués en cas de TC. Le
soluté salé hypertonique semble intéressant, notamment
en cas de traumatisme crânien(22), mais sa place mérite dêtre
encore évaluée chez lenfant.
Lorsque lhémorragie se poursuit, il peut devenir difficile de maintenir
la PA à un niveau suffisant, malgré un remplissage vasculaire
adapté, et cest alors lindication dassocier des adjuvants
du remplissage, comme le pantalon antichoc (PAC), les amines vasopressives et
la transfusion sanguine. Le PAC est disponible en différentes tailles
pédiatriques et peut sappliquer à des enfants dont le poids
est aussi petit que 20 kg. Le PAC est avant tout indiqué pour les hémorragies
sous diaphragmatiques et pour contrôler un saignement rétropéritonéal
dans certains fracas sévères du bassin, en attendant un traitement
chirurgical ou radiologique interventionel efficace (23). Son retentissement
respiratoire nécessite obligatoirement lintubation et la ventilation
mécanique (24). Les amines vasopressives, comme ladrénaline,
sont intéressantes pour passer un cap difficile (10 µg.kg-1 en
bolus IV, ou 30 µg.kg-1 en intra-trachéal, éventuellement
suivi dune perfusion de 0,025 à 0,25 µg.kg-1min-1 IV à
la seringue électrique). En ce qui concerne la transfusion sanguine,
elle est assez peu utilisée sur le terrain pour des raisons de disponibilité
du sang et de sécurité transfusionnelle. Néanmoins, son
intérêt peut se concevoir lorsque le temps à passer sur
les lieux se prolonge (désincarcération), ou si lon se trouve
à distance de lhôpital receveur. Lautotransfusion dun
hémothorax est possible sur le terrain, et a déjà été
utilisée chez ladulte dans ce contexte mais les données
chez lenfant sont limitées.
AUTRES CAUSES
DE DÉTRESSE CIRCULATOIRE
Il peut exister dautres causes de détresse circulatoire plus rares
que le choc hémorragique, dont le traitement sera le plus souvent symptomatique.
La tamponnade cardiaque, lorsquelle sassocie à une hypotension
majeure avec risque darrêt cardiocirculatoire, peut faire poser
lindication dune ponction péricardique en urgence, suivie
à lhôpital dun drainage chirurgical. En cas de choc
anaphylactique, il faut rechercher le produit en cause pour arrêter immédiatement
son administration, et débuter ladrénaline. Plus rarement,
il pourra sagir dune détresse circulatoire dorigine
neurologique (atteinte centrale des centres régulateurs de la PA, atteinte
médullaire haute) ou secondaire à un épanchement pleural
(pneumothorax surtout).
DÉTRESSE
NEUROLOGIQUE :
Lévaluation de la détresse neurologique est réalisée
après avoir traité une détresse respiratoire et circulatoire,
car elles peuvent à elles seules être responsables dune détresse
neurologique. Bien entendu, le TC reste une cause majeure de détresse
neurologique, et est très fréquent chez lenfant polytraumatisé
(plus de 90% des cas)(2). Le but de la prise en charge préhospitalière
vise à la prévention et au traitement des Agressions Cérébrales
Secondaires dOrigine Systémiques (ACSOS). Lévaluation
de la détresse neurologique repose sur la recherche de signes de localisation,
lévaluation de la réactivité pupillaire, des réflexes
du tronc, et le calcul du GCS utilisable chez lenfant (15) (tableau 2).
La présence de signes de localisation doit faire immédiatement
évoquer la possibilité dun hématome intracrânien,
qui est en fait assez rare chez lenfant, contrairement à ladulte.
Alors que chez ladulte, le GCS est un indicateur pronostique reconnu,
il ne permet pas toujours de prédire lévolution chez lenfant
(25). Néanmoins, un GCS inférieur ou égal à 8 indique
un TC grave, et doit faire poser lindication de lintubation trachéale
et de la ventilation mécanique. Les objectifs sont le maintien dune
normoxie et dune normocapnie (volume courant de 10 ml/kg, fréquence
respiratoire de 20 à 40 selon lâge de lenfant). Parmi
les autres grands principes de prise en charge de la détresse neurologique,
le maintien dune PA suffisante pour obtenir une Pression de Perfusion
Cérébrale (PPC = PAM - PIC) satisfaisante est primordial (2,8).
En pratique, on sefforcera de maintenir une pression artérielle
systolique bien supérieure à [70+(2 x âge en années)]
mmHg. Le traitement de toute crise comitiale est indispensable. Dautre
part, le recours à la sédation (à conduire en fonction
de létat hémodynamique) joue un rôle important tant
au moment de lintubation trachéale, pour éviter une poussée
dhypertension intracrânienne (26), que plus tard pour parfaitement
adapter lenfant à son respirateur (8). Chez lenfant, lassociation
midazolam (0,06 à 0,12 mg.kg-1.h-1 après une dose de charge chez
lenfant de plus de 6 mois de 50 à 200 µg.kg-1) - fentanyl
(0,5 à 2 µg.kg-1.h-1) est recommandée. Enfin, à la
phase préhospitalière, devant une mydriase unilatérale
ou des signes dengagement chez un enfant convenablement sédaté,
normoxique et dont la pression artérielle est corrigée, il est
probablement licite dhyperventiler lenfant. La place du mannitol
et du sérum salé hypertonique reste à préciser.
ORGANISATION
La prise en charge de lenfant polytraumatisé nécessite une
organisation préalable au sein dune équipe multidisciplinaire.
Elle se fait selon une séquence prédéterminée ne
laissant aucune place au hasard, et il est donc important dorienter lenfant
vers un centre spécialisé (5,6). De nombreuses études ont
montré que le pronostic des patients traumatisés était
nettement amélioré quand ils étaient admis directement
dans un centre spécialisé de traumatologie pédiatrique
plutôt que dans lhôpital de proximité, en diminuant
de manière significative le nombre de décès « évitables
» (5,6). La prise en charge préhospitalière de lenfant
polytraumatisé sintègre ainsi au sein dune stratégie
globale de traitement. En France, le développement de lensemble
des services daide médicale urgente a permis une amélioration
de la prise en charge préhospitalière des polytraumatisés.
Tout un système de scores a été élaboré pour
permettre dévaluer rapidement la sévérité
du traumatisme. Les enfants totalisant un GCS < 8 et/ou un PTS < 7 doivent
êtres traités dans des centres de traumatologie pédiatriques
(14). Dautre part, quels que soient les scores, les enfants victimes dun
traumatisme avec un mécanisme lésionnel à haute énergie
(chute dune grande hauteur, décélération brutale
importante, passager dune voiture où dautres occupants sont
décédés, explosion) doivent également être
adressés vers un centre de traumatologie pédiatrique, pour y bénéficier
du bilan systématique habituellement réalisé chez un enfant
polytraumatisé.
CONCLUSION
La prise en charge de lenfant polytraumatisé repose sur une stratégie
dont les grands principes sont maintenant bien définis : reconnaître
et traiter les détresses vitales immédiates, et déterminer
les principales priorités thérapeutiques. Le but de cette prise
en charge est de participer à la réduction du nombre des décès
évitables et donc indus, et des séquelles liées au traitement
trop tardif. Le principe élémentaire est dassurer la continuité
des soins depuis les lieux de laccident jusquà lhôpital,
où une équipe multidisciplinaire pédiatrique entraînée
poursuivra le traitement débuter en dehors de lhôpital. À
la sortie de lhôpital, lenfant doit être adressé
dans un centre de rééducation pédiatrique spécialisé,
dont le rôle est dévaluer les éventuelles séquelles
postraumatiques et de proposer une rééducation et un suivi personnalisé
afin de favoriser une réinsertion familiale et scolaire la plus rapide
possible.
Docteur Fabien TRABOLD
SDIS 68
Département dAnesthésie Réanimation et SAMU de Paris
Hôpital Necker-Enfants Malades
Docteur Philippe MEYER, Gilles ORLIAGUET
Département dAnesthésie Réanimation et SAMU de Paris
Hôpital Necker-Enfants Malades
149, rue de Sèvres, 75743 Paris
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