Jean LAVAUD
Prise
en charge dun arrêt
cardio-respiratoire chez lenfant de 2 à 6 ans
Au-delà de lâge habituel des morts subites du nourrisson (0-9 mois), dont le nombre a fortement décru depuis 1992 (- 75%), larrêt cardio-respiratoire est peu fréquent chez le jeune enfant de 2 à 6 ans. Pourtant chaque année, les équipes durgence SMUR et celles des urgences hospitalières sont confrontées à cette extrême urgence. Il peut sagir dun évènement brutal chez un enfant jusque là bien portant (accident de la circulation ou de la vie courante) ou de lévolution rapidement défavorable dune pathologie aiguë frappant lenfant depuis quelques heures ou quelques jours, marquée par une détresse respiratoire, un choc hypovolémique ou cardiogénique, exceptionnellement un trouble du rythme cardiaque (fibrillation ventriculaire ou torsades de pointe).
DABORD RECONNAÎTRE LARRÊT CARDIO-RESPIRATOIRE
Lenfant est dans le coma, hypotonique et aréactif même à
la stimulation profonde, sans aucun mouvement respiratoire. Le thorax ne se
soulève pas, labdomen est immobile ; il ny a pas de flux
aérien bucco-nasal perçu sur la paume de main du sauveteur. La
coloration cutanéo-muqueuse est variable, mais jamais rose : cyanose
généralisée, pâleur cireuse, teint gris, terreux,
marbrures, ictère. Pour les enfants avec coloration ethnique, inspecter
rapidement les ongles, les conjonctives, la région intra-buccale. Il
ny a aucun gros pouls artériel palpable (en dessous de 4 ans, pouls
radial, huméral et fémoral ; au-dessus de cet âge, pensez
aussi au pouls carotidien). Il ny a pas de battement cardiaque perçu
avec un stéthoscope ou en posant son oreille au contact de lhémithorax
gauche. Les pupilles sont le plus souvent en mydriase bilatérale aréactive,
mais elles peuvent être en position intermédiaire voire en myosis
serré (rôle des médicaments). Quant à la température,
lenfant est souvent frais, car la température baisse très
vite après le décès de lenfant.
En attendant le secours dune équipe médicalisée,
il est urgent de débuter une réanimation cardio-pulmonaire élémentaire.
Si demblée la ventilation bouche à bouche est inefficace
(le thorax ne se soulève pas et on a une impression dobstacle pharyngé),
ou quon a la notion dun enfant en pleine santé juste avant
sa découverte, penser toujours au volumineux corps étranger totalement
obstructif de la gorge en position sus-glottique, qui a entraîné
une asphyxie immédiate et rapidement mortelle en 3 à 4 minutes
(1).
Dans cette situation, tenter en première intention une manuvre
de Mofenson, à renouveler 2 à 3 fois au besoin, ou celle de Heimlich,
pour expulser le CE, grâce à la mobilisation brutale de lair
piégé dans les 2 poumons dans larbre broncho-trachéal,
venant le soulever avec violence.

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Description de la manuvre
de HEIMLICH
Ceinturer lenfant par derrière, en lasseyant sur les cuisses du sauveteur - Repérer la région sus-ombilicale et sous-xyphoïdienne ; mettre un poing en oblique vers le haut, pouce directement au contact de la peau abdominale et avec lautre main qui prend le poing en cupule, lenfoncer violemment en sous-diaphragmatique donc vers le haut et en arrière. |
Description de la méthode
de MOFENSON
A faire préférentiellement en dessous de lâge de 5 à 6 ans. Enfant à califourchon ventral sur la cuisse du sauveteur, qui a mis une main sous son thorax. Avec lautre main, à plat, il frappe violemment entre les 2 omoplates, pour obtenir une compression brutale et suffisante du thorax et donc des 2 poumons. |
RÉANIMATION
CARDIO-PULMONAIRE ÉLÉMENTAIRE
Elle ne souffre aucun retard et doit être effectuée par toute personne,
qui découvre lenfant. Cest pourquoi il est fondamental que
chacun connaisse les gestes de premiers secours et entretienne régulièrement
ses acquis.
LIBERTÉ
DES VOIES AÉRIENNES SUPÉRIEURES (2) :
Mettre lenfant en position dorsale sur un plan dur, avec un linge sous-jacent
pour éviter lhypothermie.
Tourner la tête sur le côté pour éliminer au doigt
recouvert dun linge fin les éventuelles sécrétions
salivaires ou les débris alimentaires intra-buccaux, mais la bouche peut
être parfaitement libre.
Mettre ensuite la tête légèrement défléchie
en arrière, pour que les épaules soient soulevées (position
qui peut être maintenue par une petite épaisseur de linge) et que
la langue ne bascule pas en arrière et nobstrue pas le larynx.
VENTILATION
ASSISTÉE AU BOUCHE À BOUCHE :
Pincez le nez de lenfant et insuffler entre 30 (2 ans) et 25 fois (6 ans)
par minute sa propre expiration normale dans la bouche de lenfant, en
étant bien hermétique. On se relève un peu entre chaque
insufflation pour prendre lair frais, donc de loxygène, et
ne pas réinspirer le gaz carbonique (CO2) éliminé passivement
par lenfant. Lefficacité de la méthode est attestée
par le soulèvement du thorax.

MASSAGE
CARDIAQUE EXTERNE (MCE) :
Chez lenfant de 2 ans, au thorax encore très compliant et peu volumineux,
on peut encore effectuer un MCE avec ses 2 pouces en V renversé, lun
contre lautre, en sous-mamelonnaire immédiat et en médio-thoracique
sur le tiers moyen du sternum. Il faut enfoncer le thorax de 1 cm pour être
efficace et rester parfaitement régulier et automatique au rythme de
100 par minute (3).
Lorsque lenfant grandit, le thorax devient plus volumineux et plus ferme.
On massera alors avec le rebord de paume dune main en relevant les doigts
pour ne pas sappuyer sur lhémithorax gauche. On peut entrecroiser
les doigts de ses 2 mains ou enserrer le poignet appuyé sur la peau de
lenfant, pour garder une bonne pression médio-thoracique sternale,
denviron 2 cm, en sous-mamelonnaire immédiat.
On alternera 3 insufflations pour 10 mouvements de MCE, pour limiter la perte
de temps aux changements de position et donc avoir une efficacité maximale.
Lefficacité du MCE est jugée sur la perception de la colonne
de sang au niveau dun gros pouls, surtout fémoral. La réapparition
de pulsations franches, régulières et spontanées ou des
battements cardiaques à lauscultation à loreille de
lhémithorax gauche fera interrompre le MCE. Mais on peut être
amené à poursuivre le bouche à bouche, devant labsence
de ventilation spontanée.
RÉANIMATION
CARDIO-RESPIRATOIRE MÉDICALISÉE
Elle commence toujours par la désobstruction des voies aériennes
supérieures avec une aspiration bucco-pharyngée, nasale et gastrique
grossière. La dépression de laspiration sera modulée
en fonction de lâge (200 à 250 millibars). On utilisera une
sonde bucco-pharyngée de calibre 10 ou 12, la tête de lenfant
étant modérément défléchie en arrière.
On débute une ventilation assistée au masque (circulaire type
OA ambu pour les 2-3 ans, triangulaire au-delà) en O2 pur avec un insufflateur
manuel vérifié au préalable, type Ambu ou Laerdal, le temps
de préparer le matériel dintubation.
Poursuite du MCE, avec mise en place dun cardiomoniteur, qui permet au
mieux de suivre son efficacité.
Contrôle des besoins en O2 et de lapport en O2 nécessaire
et suffisant pour obtenir une bonne saturation de loxyhémoglobine
(SaO2) grâce à loxymétrie de pouls et une diode digitale
cutanée, installée au pouce ou au gros orteil pour les 2 - 4 ans,
ou une pince au même endroit pour les 4 - 6 ans.
Intubation par voie orale ou nasale selon lexpérience de lopérateur
avec une lame Miller taille 1, droite de préférence (mais aussi
une courbe), montée sur le manche du laryngoscope, avec vérification
de la qualité de léclairage. Les sondes dintubation
sont sans ballonnet de calibre 4,5 à 5,5. La pulpe du petit doigt de
lenfant est un repère pour le calibre de la SIT à mettre
en place (4).
Après le geste, on sassure que la perception du MV est bien symétrique
avant de fixer la SIT par une bonne moustache de sparadrap, à doubler
en croix lors dune intubation par voie orale. La moustache se mouille
aisément avec la salive et la SIT sous traction intempestive peut glisser
vers le haut avec fort risque dextubation accidentelle. On insufflera,
dabord à linsufflateur manuel, puis au respirateur mécanique
dès que possible au rythme de 30 à 25/mn.
En cas déchec de cette assistance respiratoire avec de loxygène
pur, associée au MCE, administrer rapidement de ladrénaline
intra-trachéale, pendant quon cherche une voie dabord veineuse.
On utilise ladrénaline pure à la dose de 0,25 à 0,50
mg, à renouveler après 2 à 3 minutes, en cas de non reprise
dune activité cardiaque spontanée efficace, tant que la
voie dabord veineuse nest pas mise en place.
On tente toujours, de première intention, dinstaller une voie veineuse
périphérique avec un cathéter court 24 G au dos de la main,
au pli du coude, en saphène externe à la cheville, ou en jugulaire
externe (5).
En cas déchec on peut tenter une voie veineuse profonde, soit la
fémorale, la veine jugulaire interne ou la sous-clavière après
1 an, à condition den avoir une solide expérience et de
bien connaître ses repères.
Mais il est plus raisonnable actuellement de sintéresser à
la ponction intra-osseuse avec une aiguille de Cook calibre 16 ou de Jamshidi,
en cas déchec de perfusion périphérique (6,7). La
ponction seffectue sous la tubérosité antérieure
du tibia, à 2 cm en dessous et en dedans sur la face interne plate de
los. On sassure quon est bien en place dans los spongieux
aréolaire de lextrémité supérieure du tibia,
en aspirant un peu de sang et de moelle avec une petite seringue de 2 ml et
en injectant facilement ensuite 2 à 3 ml de sérum physiologique
(NaCl 0,9%).
En cas déchec de ladministration dadrénaline
intra-trachéale, injection intraveineuse dadrénaline diluée
au 1/10 (1 amp = 1 ml = 1 mg dadrénaline et 9 ml de NaCl à
0,9%) sur la base de 10 mcg/kg en 1ère injection, de 100 mcg/kg en 2e
injection 3 minutes plus tard, puis de 50 mcg/kg en 3e dose et injections suivantes,
si on poursuit la réanimation.
Devant léchec persistant de la réanimation, alors que ladrénaline
est injectée en intraveineux, on peut injecter du bicarbonate semi-molaire
à 4,2%, car il existe alors une acidose métabolique importante,
quil faut partiellement corriger pour espérer une reprise de lactivité
cardiaque.
On administrera 2 à 4 ml/kg de bicarbonate à 4,2% entre 2 injections
dadrénaline, en interposant toujours 1 ml de NaCl à 0,9%
entre chacune des injections.
En cas de non reprise de lactivité cardiaque, au stade où
les injections alternées dadrénaline IV à 50 mcg/kg
et de bicarbonate semi-molaire sont effectuées, léquipe
de réanimation devra envisager larrêt de réanimation,
le temps écoulé étant toujours plus long, quon ne
le pensait.

LES AUTRES
ÉLÉMENTS DE LA RCP MÉDICALISÉE
collier cervical à mettre en place dès larrivée
en cas daccident de la voie publique ou de chute de grande hauteur ou
de tout traumatisme cranio-cervical.
pose dune sonde gastrique ouverte au sac en déclive.
pose dune poche urinaire et recherche dun globe vésical.
maintien de léquilibre thermique et réchauffement
doux et progressif par une couverture aluminée.
aspiration trachéo-bronchique à la demande.
rétablissement dune hémodynamique suffisante avec
une pression artérielle moyenne correcte prise par oscillométrie
(Dinamap). On sadressera au remplissage vasculaire par une substance macromoléculaire
(Plasmion® 20 ml/kg, Elohès ou Hestéril à 6%, 15 ml/kg)
en contrôlant la taille du foie et lauscultation pulmonaire à
la recherche de râles crépitants évocateurs de surcharge
et dOAP. Devant une inefficacité cardiaque ou un choc cardiogénique,
commencer les inotropes positifs Dopamine® 7 à 10 mcg/kg/mn et Dobutrex®
10 mcg/kg/mn au pousse-seringue électrique.
En cas de traumatisme crânien sévère, débuter
le traitement anti-dème cérébral : tête immobilisée
dans laxe du corps et en proclive de 20°, hyperventilation modérée
pour obtenir une hypocapnie aux alentours de 30 mmHg.
ÉVOLUTION
IMMÉDIATE
Il est souvent possible chez lenfant dobtenir une activité
cardiaque, mais lanoxie cérébrale a été souvent
majeure avec des lésions cérébrales irréversibles
si larrêt cardiaque a été prolongé au-delà
de 5 à 10 minutes avant toute réanimation cardio-pulmonaire, ou
si la RCP médicalisée est supérieure à 30 minutes,
excepté pour les noyades en eau glacée.
En cas déchec persistant, absence de battement cardiaque spontané
ou bradycardie extrême < 30/mn, il est raisonnable darrêter
une RCP médicalisée après 30 à 45 minutes deffort,
si elle a été bien conduite et sans problème.
CAS PARTICULIERS
Les fibrillations ventriculaires sont exceptionnelles chez lenfant, environ
1 des interventions au SMUR pédiatrique Necker-Enfants Malades.
Elles peuvent sobserver au cours de troubles du rythme primitifs et congénitaux,
dorigine héréditaire, comme le syndrome de QT long, au cours
des noyades en eau glacée ou lors de certains syndromes infectieux gravissimes
comme le purpura fulminans.
La fibrillation ventriculaire reconnue sur le tracé ECG, on délivrera
un choc électrosystolique avec une énergie de 3 joules/kg, en
augmentant la puissance de 2 joules/kg en cas de non réponse. La taille
des palettes doit être adaptée aux caractéristiques du petit
enfant.
Devant une simple tachycardie ventriculaire, on sadressera à la
xylocaïne 1 mg/kg en IV lent, relayé par une perfusion continue
au pousse-seringue électrique sur la base de 1 à 2 mg/kg/heure.
Les torsades de pointe peuvent engendrer une fibrillation ventriculaire. Il
faut tenter de les réduire par du chlorure de calcium (1 amp = 10 ml
de CaCl2 = 360 mgCa++) sur la base de 10 à 15 mg/kg en perfusion lente
sur un quart dheure.
Lors de troubles de la conduction intra-ventriculaire avec élargissement
des QRS, Il faut injecter du lactate de sodium molaire, 5 ml/kg en IV lent,
jusquà réduction totale du trouble.
EN TRANSPORT
Si lenfant a été réanimé avec plus ou moins
de succès, car on ne peut obtenir parfois quune reprise de lactivité
cardiaque sans autonomie respiratoire, ni modification de létat
neurologique initial, il sera transféré par léquipe
du SMUR en unité de réanimation.
La surveillance comprendra :
Lévaluation de létat de conscience, et le score
de Glasgow, lapparition de convulsions ou de signes neurologiques en faveur
dune décérébration ou dune HTIC (pronation-rotation
des membres supérieurs, hypertonie des membres inférieurs, opistothonos).
Les données de lhémodynamique périphérique
(couleur et chaleur des extrémités, temps de recoloration cutanée)
et centrale (PA max, min, moyenne - pouls).
Les constantes de ventilation du respirateur.
Les données de la SaO2 (oxygénation par oxymétrie
de pouls) et la quantité de CO2 expirée (capnographie).
La température.
La diurèse.

CAUSES DES
ARRÊTS CARDIO-RESPIRATOIRE CHEZ LENFANT DE 2 À 6 ANS
RESPIRATOIRES ET ORL :
Détresse respiratoire avec épuisement (laryngite aiguë
virale sous-glottique, épiglottite, bronchiolite, asthme grave).
Pneumothorax suffocant unilatéral ou bilatéral.
Fausse route de type inondation trachéo-bronchique alimentaire
massive.
dème de Quincke avec atteinte laryngée.
Staphylococcie maligne de lenfant par immunodépression brutale
dorigine virale.
Compression trachéo-bronchique externe dorigine tumorale
(lymphosarcome) ou vasculaire (artère pulmonaire de trajet anormal).
Corps étranger pharyngo sus-laryngé obstructif et asphyxique.
CARDIAQUES
:
Myocardites interstitielles infectieuses ou métaboliques.
Etat de choc cardiogénique, dorigine infectieuse.
Décompensation dune cardiopathie congénitale connue
ou méconnue.
Anomalie de position des artères coronaires.
Tamponnade.
Tumeurs intra-cardiaques.
Hypovolémie massive
(hémorragie, déshydratation aiguë, coup de chaleur).
Troubles du rythme cardiaque (syndrome de QT long, tachycardie paroxystique
supra-ventriculaire, hyperkaliémie).
NEUROLOGIQUES
:
méningites purulentes.
Purpura fulminans.
Rupture danévrysme artériel ou artério-veineux.
Hémorragies intracrâniennes.
Coma prolongé.
Etat de mal convulsif.
Toute cause dHTIC avec engagement cérébral, notamment
des amygdales cérébelleuses au niveau du trou occipital.
MÉTABOLIQUES
:
Hypocalcémie.
- Hyperkaliémie.
- Hyponatrémie (intoxication par leau).
ACCIDENTELLES
:
Accident de circulation.
Chute de grande hauteur.
Toute cause de traumatisme crânien grave.
Intoxication (quinine, digoxine, CO, acide cyanhydrique, dérivés
morphiniques...).
Asphyxies (pendaison, strangulation, noyade, atmosphère confinée).
CHOC ANAPHYLACTIQUE
CONCLUSION
De la rapidité donnée à la réoxygénation
cérébrale dépendra lévolution clinique de
lenfant que vous prenez en charge.
Docteur Jean LAVAUD
Médecin responsable du SMUR pédiatrique
de lHôpital Necker-Enfants Malades - SAMU de Paris
149, rue de Sèvres - 75743 Paris
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Chir. (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS, Paris). Urgences,
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Council-Guidelines for the advanced management of the airway and ventilation
during resuscitation - Resuscitation 1996 ; 34 : 201 - 230.
3. - Durand P., Lanchier-Queinnec C., Devictor D. - Techniques en pédiatrie.
- Encycl. Méd. Chir (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier
SAS. Paris). Pédiatrie, 1995 : 4 - 150 - A - 27, 1-25.
4. - Floret D. - Particularités pédiatriques de lintubation.
- Réan. Urg. 1998 ; 7 : 501 - 509.
5. - Couturier C., Laguenie G., Meistelman Cl., Bargy F. - Les abords veineux
percutanés chez le nouveau-né, le nourrisson et lenfant.
- Encycl. Méd. Chir. (Editions Scientifiques et Médicales, Elsevier
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6. - Rosetti Va., Thompson Bm., Miller J. Mateer Jr, Aprahamian C. - Intraosseous
infusion : an alternative route of paediatric intravascular access. - Ann. Emerg.
Med. 1985 ; 14 : 885 - 888.
7. - Fiser DH. - Intraosseous infusion. - N. Engl. J. Med. 1990 ; 322 : 1579
- 1581.